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Réaction de l'IDU : En refusant l’exemption de la TVQ, le gouvernement du Québec confirme l’avantage ontarien

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Québec, le mardi 7 novembre 2023.

L’Institut de développement urbain du Québec (IDU) est déçu du peu d’empressement du gouvernement du Québec à véritablement s’attaquer à la problématique de l’habitation. Les attentes de l’IDU étaient grandes, des pistes de solutions avaient été avancées, la main pour faire partie de la solution était franchement tendue.

« Malgré les mesures annoncées par le ministre des Finances, nous avons l’impression que le gouvernement ne réalise pas que cela ne suffira pas à relancer les chantiers rapidement. Au contraire, le message que les acteurs de l’industrie reçoivent aujourd’hui est : "soyez patients, d’autres mesures viendront plus tard". Clairement, Québec semble avoir fait une croix sur la relance des mises en chantier en 2023. Alors qu’il y a urgence d’agir avec force, en pleine crise du logement, Québec a refusé d’écouter les demandes de l’industrie », a déclaré Isabelle Melançon, présidente et directrice générale de l’IDU.

 

L’urgence d’agir

S’appuyant sur les dernières prévisions de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), indiquant qu’il faudra construire d’ici 2030 1,2 million de logements au Québec, soit 164 000 par année, l’IDU insiste sur le fait qu’actuellement, l’offre est loin de suffire à la demande. Pour 2023, les projections sont de 37 000 mises en chantier, une baisse de 35 % par rapport à 2022. C’est pourquoi il y a urgence d’agir, plaide l’industrie, car attendre encore entraînera des conséquences majeures dans 4 à 5 ans.

« L’écart entre l’offre et la demande est énorme. Pour espérer y arriver, il faudra travailler sur l’offre de tous les types de logements. Car limiter l’investissement à la construction de logements sociaux ne permettra pas de combler cet écart. Les besoins sont multiples, l’aide doit l’être tout autant », a ajouté Mme Melançon.

 

Le problème est mathématique

Avec l’inflation, la pénurie de main-d’œuvre, la hausse des taux d’intérêt, la hausse des coûts de construction, le resserrement des conditions de prêts, les promoteurs immobiliers auraient eu besoin, avec cette mise à jour économique, de mesures costaudes pour relancer les mises en chantier, par exemple l’exemption de la TVQ, comme le fédéral le fait avec la TPS.

« Le principal obstacle pour démarrer des projets de construction de logements est mathématique. Dans les conditions actuelles, il n’est tout simplement pas possible de construire des logements que les familles vont pouvoir s’offrir. Sans mesures costaudes, les chantiers ne vont malheureusement pas redémarrer, retardant ainsi la construction des milliers de logements nécessaires pour résoudre la crise du logement. En renonçant à l’exemption de la TVQ pour les projets locatifs comme le feront plusieurs provinces, dont l’Ontario, la Colombie-Britannique, la Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve–Labrador, Québec annonce qu’il fera cavalier seul pour résoudre la crise de l’habitation. Ce faisant, le gouvernement du Québec confirme l’avantage fiscal ontarien et s’expose à une fuite des capitaux vers les autres provinces », a précisé la PDG de l’IDU.

 

Un plan d’action concerté en habitation attendu

Finalement, l’IDU réitère sa volonté de collaborer avec le gouvernement dans la mise en place d’un plan d’action gouvernemental concerté pour résoudre la crise de l’habitation. « Nous croyons fermement que pour résoudre cette crise, il faudra travailler ensemble. Il faudra identifier les besoins, les obstacles, les actions, les cibles et les échéanciers. Bref, il faut rapidement un plan d’action global et concerté », a conclu la PDG de l’IDU.

 

Source :
Emmanuella Tchanga
Institut de développement urbain du Québec
514 291-6093
etchanga@idu.quebec

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